Essays in Empirical Macroeconomics

Moura, Alban (2017) Essays in Empirical Macroeconomics. Toulouse School of Economics (Toulouse).

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Official URL: http://www.theses.fr/2017TOU10017

Abstract

Cette thèse contribue à deux débats récurrents de la macroéconomie quantitative : la taille des multiplicateurs budgétaires pour le Chapitre 1 et les origines du cycle des affaires pour les Chapitres 2 et 3. Les trois essais qui la composent partagent en outre un thème commun. Ils illustrent comment l'utilisation de modèles structurels enrichis permet, à l'aide des données macroéconomiques, d'améliorer certaines stratégies d'identification et d'obtenir des résultats parfois contraires aux théories établies. Le premier chapitre de la thèse étudie l'impact sur l'estimation des multiplicateurs budgétaires des mouvements endogènes dans les dépenses publiques aux Etats-Unis. Un modèle DSGE avec règles fiscales, estimé sur données trimestrielles, est utilisé pour identifier et quantifier les ajustements automatiques des dépenses de consommation publique. Les résultats confirment le rôle significatif de ces mouvements endogènes dans les données. Le modèle est ensuite employé comme laboratoire pour tester la qualité des multiplicateurs estimés par trois approches classiques : un modèle DSGE avec politique fiscale exogène, des modèles VARs identifiés par restrictions d'exogénéité et des modèles VARs identifiés par restrictions de signe. Ces expériences indiquent que les multiplicateurs estimés à l'aide de DSGEs sont plutôt robustes aux erreurs de spécification, tandis que ceux obtenus par VARs structurels peuvent être largement biaisés et imprécis. En particulier, les restrictions de signe apparaissent incapables de gérer correctement les problèmes d'endogénéité, alors même qu'elles ont été développées dans ce but. Le second chapitre, coécrit avec Paul Beaudry et Franck Portier, documente les propriétés empiriques de plusieurs mesures du prix relatif des biens d'investissement, une variable souvent utilisée pour identifier les chocs technologiques spécifiques au secteur de l'investissement. Les données étudiées proviennent en majorité des Etats-Unis, mais les autres pays du G7 sont également considérés. Deux faits stylisés émergent : (i) Le prix relatif de l'investissement n'est pas fortement contracyclique, contrairement à une idée répandue parmi les économistes. (ii) Il est même procyclique après 1985, et ce de manière significative, tout comme les prix relatifs des sous-composantes de l'investissement total. Ainsi, l'analyse agnostique des données contredit la théorie selon laquelle les chocs technologiques spécifiques au secteur de l'investissement, qui sont associés à des mouvements contracycliques du prix relatif, constituent la source majeure des fluctuations économiques dans les économies développées. A la place, les résultats suggèrent un rôle important pour les chocs affectant la demande en biens d'investissement. Le troisième et dernier chapitre étend l'analyse du Chapitre 2 en incorporant des rigidités de prix sur les biens d'investissement dans un modèle DSGE monétaire à deux secteurs. L'estimation du modèle sur données trimestrielles américaines, à l'aide de techniques bayésiennes, suggère que ces rigidités nominales spécifiques au secteur de l'investissement constituent la friction la plus importante pour reproduire les propriétés clés des données. De plus, le modèle prédit qu'un choc améliorant la productivité dans le secteur des biens de consommation génère une expansion, alors qu'un choc technologique positif dans le secteur des biens d'investissement provoque une récession. Ces prédictions, qui sont en ligne avec les résultats de la littérature sur la comptabilité de la croissance, sont nouvelles dans la littérature DSGE. Le modèle prédit également que 80% des fluctuations de court et moyen terme dans le prix relatif de l'investissement proviennent de chocs de demande, suggérant que ce prix n'est qu'un indicateur très imparfait des chocs technologiques.

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This thesis contributes to two recurrent debates in quantitative macroeconomics: the size of fiscal multipliers for Chapter 1, and the sources of business cycles for Chapters 2 and 3. A unifying theme of all three essays is that the joint use of available macroeconomic data and rich structural models allows to improve on standard identification strategies, delivering challenging results for the established conventional wisdom. In the first chapter of the thesis, I investigate how endogenous movements in government expenditures affect estimated fiscal multipliers for the U.S. economy. Using an estimated DSGE model with automatic fiscal rules to identify and quantify the feedback effects in government consumption, I find significant statistical evidence of endogenous patterns. I then use the model as a laboratory to test multipliers derived from three standard econometric approaches: a DSGE model with exogenous policy, VARs identified with exogeneity restrictions, and VARs identified with sign restrictions. The experiments suggest that DSGE-based multipliers are quite robust to misspecification, while structural VARs may provide severely overestimated and noisy multipliers in presence of endogeneity. Importantly, sign restrictions appear to perform worse that exogeneity restrictions, even though they have been especially designed to handle policy endogeneity. The second chapter, co-authored with Paul Beaudry and Franck Portier, documents the empirical properties of several measures of the relative price of investment goods, a variable often used to identify investment-specific technology shocks. Our focus in on U.S. data, but we also consider the other G7 countries. We emphasize two stylized facts: (i) There is no significant evidence that the relative price of aggregate investment is countercyclical in the data. (ii) It is significantly procyclical for the recent period, as well as the relative prices of most of its subcomponents. Therefore, our agnostic examination of the data does not validate the common view that investment-specific supply shocks, which trigger countercyclical movements in the relative price, are the main drivers of investment fluctuations. Instead, it points toward an important role for shocks to investment demand. The third and last chapter extends the analysis of Chapter 2 by incorporating investment price rigidity in a two-sector monetary DSGE model. Bayesian estimation from quarterly U.S. series suggests that sticky investment prices are the most important friction in terms of fitting the data. Furthermore, the estimated model implies that technology improvements are expansionary in the consumption sector but contractionary in the investment sector. These patterns, in line with the findings of the growth-accounting literature, have not been documented previously within estimated DSGE models. The model also predicts that eighty percent of the business-cycle movements in the relative price of investment arise from demand shocks, calling into question a widespread identification restriction imposing a period-by-period equality between relative technologies and relative prices.

Item Type: Thesis (UNSPECIFIED)
Other titles: Essais en macroéconomie empirique
Language: English
Date: 7 July 2017
Keywords (French): Macroéconomie - Thèses et écrits académiques, Croissance endogène (économie politique) - Thèses et écrits académiques
Subjects: B- ECONOMIE ET FINANCE > B1- Généralités
Divisions: TSE-R (Toulouse)
Ecole doctorale: Toulouse School of Economics (Toulouse)
Site: UT1
Date Deposited: 01 Sep 2017 07:43
Last Modified: 07 Jun 2019 13:06
OAI ID: 2017TOU10017
URI: http://publications.ut-capitole.fr/id/eprint/24220

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